La strategie du design

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mardi 15 décembre 2009

A quoi ressemble l'élite (en termes de CA...) du marché du design?

marché du design

Une question difficile dans la mesure où les données sont suffisamment rares pour que personne ne sache réellement quels sont les montants générés, leur ventilation ou même, le nombre d'acteurs présents.

Du coup, quand une boite de conseil dévoile un peu ses recherches, il faut en profiter, et le graphique présenté plus haut me paraît extrêmement intéressant. ...

Quelques précisions sur ce dernier:

1. Nous avons en abscisse le CAGR sur les cinq dernières années. Il s'agit donc du taux de croissance lissé sur cette période des entreprises présentées.

2. En ordonnée, se trouve le % du résultat sur le CA. Un indicateur simple pour déterminer la rentabilité.

3. Chaque bulle représente une entreprise (les noms ne sont évidemment pas donnés), et la taille de la bulle son Chiffre d'Affaires.

Il n'y a qu'une petite vingtaine d'entreprises qui sont présentées, mais elles ont toutes un CA qui se compte en millions d'€, et nous avons donc affaire aux acteurs les plus importants du marché, je vous laisse imaginer qui est derrière...

Un certain nombre de remarques peuvent-être tirées de ces résultats:

1. Tout d'abord, les montants générés par certaines agences sont extrêmement importants. Je ne porte ici aucun jugement de valeur, mais la règle des 80/20 s'applique ici de manière assez stupéfiante

2. Ensuite, ces agences ont connu, hormis trois exemples, une croissance supérieure voire très supérieure à la croissance du PIB. On revient ici sur le post portant sur les cascades informationnelles: la croissance d'une agence sur un marché où les asymétries d'informations sont aussi importantes va venir générer... de la croissance au travers de la notoriété acquise avec chaque nouveau client. En d'autres termes, on a un bel effet boule de neige, ce qui rend d'autant plus difficile l'arrivée de nouveaux entrants... Par ailleurs, ne pas se tromper ici: la croissance de ces agences n'est en rien (malheureusement...) un indicateur de la croissance du marché du design en général. Il s'agit plus ici d'un signe important de leur capacité de développement et très certainement du potentiel qu'elles ont à "rassurer" de nouveaux clients.

3. Finalement, non seulement ces agences ont connu de forts taux de croissance, mais certaines d'entre elles sont en sus extrêmement rentables... Cela va devenir de plus en plus difficile dans la mesure où les nouveaux entrants vont venir moduler la prise de profit, mais actuellement, les niveaux restent extrêmement corrects... On peut même venir ici préciser que le challenger qui a un %résultat/CA négatif est... un challenger. Parce qu'avec un CAGR proche de 10%, on ne peut pas dire qu'il paraisse en réelle difficulté...

En conclusion donc: un marché extrêmement segmenté où un très petit nombre d'agences a des indicateurs qui sont réellement bons...

dimanche 5 juillet 2009

Les designers sont des conteurs...

conteurs

J'ai toujours trouvé passionnant les histoires racontées par les designers autour de leurs créations. Véridiques ou non, il me semble qu'elles peuvent donner une forme de volume à des produits qui manquent parfois singulièrement de narration. (On pourrait d'ailleurs dire la même chose des marques...)

Je mets en ligne une première tentative pour formaliser la problématique, même si elle mériterait un véritable article (à venir :) )

vendredi 3 juillet 2009

Pourquoi les produits se ressemblent-ils tous ? Bis

Un petit moment sans billet dû à une ballade Sud Américaine visant à former des executive à la pratique du design. C'est plein d'enseignement et je reviendrais dessus plus tard car le niveau est réellement excellent... 
En attendant, je mets en ligne une vidéo de Tim Harford qui est basée sur la théorie de la ségrégation de Schelling. 
La recherche de base s'applique aux implications urbaines des préférences individuelles, mais cela marche parfaitement pour illustrer le jeu présenté dans la post précédent sur "pourquoi les produits se ressemblent tous?" 
En l'occurrence, le jeu était limitatif dans la mesure où il fallait emporter la totalité du marché en se limitant à une proposition. Dans la vidéo, les préférences mises en place sont un peu plus complexes et montrent bien que l'on arrive très rapidement à une segmentation très claire. On peut aisément faire la même chose en introduisant plusieurs préférences, le résultat étant le même. 
 En conclusion donc, nous pourrions certainement rêver d'avoir des produits beaucoup plus différenciés si l'appréhension que nous avons des attentes des clients était plus fine. Je ne suis pas en train de défendre les études de marché, mais pour autant, il y a certainement tant de préférences qui ne sont pas adressées car non reconnues :(:(:(

lundi 15 juin 2009

Pourquoi les produits se ressemblent-ils tous ?

Certainement pas à cause des designers LOL. En fait, tout simplement car c'est on ne peut plus rationnel pour une entreprise qui souhaite maximiser ses parts de marché (j'insiste sur le terme, par opposition à une stratégie de profit...)

Petite démonstration avec un jeu (candidate convergence) fait avec 200 étudiants (par groupe de 40).

Le cadre est le suivant:

1. Tous les étudiants disposent d'une carte sur laquelle est marquée leur utilité. (Exemple: "10" pour le joueur 1 et "78" pour le joueur 2). Ces montants représentent donc leur préférence sur une échelle allant de 0 à 100.

2. Deux candidats sont nommés au hasard et doivent se débrouiller pour gagner le marché. Pour ce faire, ils doivent annoncer une position (une offre). Les étudiants votent ensuite à main levée pour chaque candidat. Celui qui gagne reste et est challengé par un nouveau candidat choisi au hasard. (évidemment, on vote en fonction de la maximisation de ses gains individuels, pas de la tête du candidat...)

3. La méthode de calcul du gain est simple: on estime que l'utilité du produit offert et de 50. Les étudiants doivent alors déduire de 50 la valeur absolue de : (leur utilité - la proposition du candidat). Donc, si le candidat propose 70, et que j'ai une utilité à 30, j'ai (-40) (ou 40 puisque c'est en valeur absolue), que je vais déduire de 50. J'obtiens alors 10 en votant pour le candidat qui propose 70. Ce qui est rationnel si le deuxième candidat avait proposé 80, auquel cas il ne me serait rien resté...

Jusque là, le principe est simple et on comprend rapidement qu'il s'agit de choisir le candidat qui permet de minimiser la différence entre la valeur du produit (50) et mon utilité personnelle.

Les résultats sont d'ailleurs à l'aune de la réflexion puisqu'au bout de quelques tâtonnements, les candidats trouvent rapidement ce qui n'est en fait que la médiane et n'en bougent plus (donc le même candidat ou la même entreprise reste en place pendant plusieurs tours...)

Je joins un graphique obtenu en cours pour plus d'explications:

candidate convergence

En rouge la position du gagnant, en bleu celle du perdant et en vert la médiane.

Evidemment, les cartes étaient distribuées à l'avance de telle manière que la médiane était connue. Ainsi, du premier au cinquième tour elle est à 65, tandis qu'après elle est à 50.

On voit rapidement certains aspects critiques apparaitre:

1. Les candidats "tâtonnent", puis arrivent rapidement à l'équilibre (on le voit bien sur la chute des courbes après le cinquième tour où ils "courent" après la médiane.

2. Une fois arrivé à la médiane, celui qui est sortant garde le marché (il annonce son offre en premier, laissant le challenger s'adapter... Dans la vraie vie, on parlerait de premier entrant sur un marché et cela pose bien évidemment la question du suiveur)

Tout cela n'est pas sans poser de problèmes éthiques:

1. Si l'on se limite à un pur aspect de maximisation des part de marchés (être élu dans le cadre du jeu), il est préférable de mettre en place une offre médiane. On imagine bien que socialement cela a des limitations importantes.

2. A l'inverse, un candidat ayant une offre différente peut tout à fait satisfaire certains clients mais sans gagner le marché. Dans ce cas, on devient comme Apple sur le marché de l'ordinateur portable: on peut gagner de l'argent mais sur une niche. (en attendant que les préférences des clients évoluent parcequ'on est vraiment bon?)

Bref, une petite explication du pourquoi les marketeurs sont souvent aussi risk adverse et pourquoi on en arrive à des produits aussi banalisés (ou qui évoluent à la marge autour d'une offre type).

J'en profite pour rebondir sur l'article écrit pour marketing grandes écoles et parlant du lien entre le marketing et le design: il est possible de répondre à cette médiane en transformant le produit afin de le différencier tout en gardant l'ADN intact. Et là pour le coup, l'aspect risk adverse d'une certaine forme de marketing pourrait être géré tout en offrant de réelles possibilités en termes de créativité...

PS: un grand merci à mes étudiants pour leur participation et leur entrain :)

lundi 1 juin 2009

Devenir une star du design….. quid des fashion leaders ?

je reviens rapidement sur le post de la star du design au vu de certaines questions qui m'ont ete posees depuis.

Comme les deux cascades le montrent bien, elles peuvent perdurer, mais elles peuvent aussi changer du tout au tout. La question qui se pose alors est de savoir comment on peut passer d'une cascade positive a une negative et vice-versa. La reponse est malheureusement extremement basique dans la mesure ou pour ce faire, il suffit d'avoir un ... fashion leader. Dans la salle de cours, ce sera un etudiant credite d'une certaine aura et il en va de meme dans la vraie vie.

On a ainsi un certain nombre d'acteurs qui peuvent, au travers d'une simple annonce faire evoluer des cascades entieres (on peut faire le test tres simplement en simulant quatre reponses allant l'encontre des choix precedents. Dans l'immense majorite des cas, la cascade change de signe...). Dans le cas du design, la situation est exactement la meme.

Partant de la, gagner un annonceur de taille importante ou reconnu comme ayant une bonne pratique du design est encore le meilleur moyen (lorsque l'on est une agence bien sur) d'emettre un signal fort sur le marche et de lancer une cascade en sa faveur.

lundi 18 mai 2009

Devenir une star du design….. ou le rôle des cascades informationnelles

Un titre volontairement accrocheur mais une démonstration qui, je l’espère, sera parlante. Vu mon passé professionnel, la question de savoir comment on devient une star du design est évidemment prégnante LOL

Pour être très honnête, la question est évidemment complexe et mériterait qu’on y consacre un ouvrage. Ceci étant dit, on peut peut-être essayer de tenter de donner quelques réponses, notamment quant à la raison pour laquelle, lorsque certaines personnes commencent à obtenir un statut de « star », il leur est (normalement) aisé de le garder. Donc, je ne me pose pas ici la question de savoir comment on arrive à la première étape de « j’ai un statut de star », mais bien ce qui fait qu’il y a un tel « trustage » de ce statut par un nombre limité de personnes ou d’agences.

Pour la démonstration, je vais recourir à un exercice que je fais faire à mes étudiants d’économie et qui est connu dans la littérature comme visant à démontrer l’existence de cascades informationnelles. Le principe est assez simple :

1. On prend deux urnes

2. On met deux boules noires et une blanche dans l’urne A

3. On met deux boules blanches et une noire dans l’urne B

Une fois ce point expliqué, j’explique aux étudiants que je vais choisir une urne au hasard (admettons que je tire la A, donc deux noires et une blanche), et que je vais leur demander de venir tirer, les uns après les autres, une boule dans l’urne choisie. Ils ne doivent évidemment pas montrer ce qu’ils ont tiré aux autres, et ensuite remettre la boule dans l'urne.

A partir de cet instant, on arrive au cœur du problème : le premier étudiant vient, tire une boule. Admettons qu’il tire une blanche. Un a priori (rationnel puisque la proba de tirer une blanche est plus élevée dans l’urne B…) veut qu’il pense qu’il a affaire à l’urne B (on se souvient qu’il s’agit en fait de la A). Il inscrit sur une feuille à côté de l’urne son choix : Urne B. Ce point est fondamental dans la mesure où les deux seules informations disponibles aux personnes suivantes sont alors:

1. La couleur de la boule qu'ils viennent de tirer (noire ou blanche)

2. Le(s) choix du (des) joueur(s) précédent (s)

Le deuxième étudiant vient alors tirer une boule. Pour peu qu’il tire de nouveau une blanche et qu’il obtienne une forme de confirmation en voyant que le premier étudiant a écrit penser faire face à l’urne B, il va lui aussi penser qu’il est face à l’urne B. Et voilà, la cascade (fausse puisqu’il s’agit de l’urne A…) est lancée. Pour faciliter l’explication, je mets ci-dessous deux cascades qui ont eu lieu en cours. Lorsque les points ont une valeur de 1, c’est que les étudiants ont choisi la bonne urne. Quand ils ont une valeur de -1, c’est qu’ils ont choisi la mauvaise…

Je commence volontairement pas une « bonne cascade ». Le premier étudiant a choisi de dire B au lieu de A car il a tiré une blanche (ce qui, encore une fois, est rationnel en termes de choix au vu de ses seuls informations : la couleur de la boule qu’il vient de tirer et sa probabilité d’occurrence dans le cas de l’urne B).

Par contre, dès le deuxième étudiant (qui tire une noire), tous annoncent l’urne A. Tout le monde n’a évidemment pas tiré une boule noire, il y a donc eu un effet de cascade très lourd. « Coup de bol » ici, la cascade se fait sur la bonne urne…



CI2

Par contre, dans la cascade qui suit, les choses sont moins glorieuses :

Encore une fois, le premier étudiant (qui a décidément un rôle prépondérant) fait un choix avec ses seules données et n’est pas suivi par les autres. Par contre, juste après lui, on voit une belle cascade apparaître où … tout le monde a tort (sic).

CI1

On comprend évidemment l’intérêt du jeu dans un cours d’économie ou pour l’analyse des marchés financiers. Si on remet la démarche dans le cas du design et de l’existence de « marques du design », que peut-on en dire ?

1. Dans le jeu, au moment de faire le choix, il y a un arbitrage à faire entre « j’ai tiré une boule blanche et je devrais dire Urne B » et « dix personnes avant moi ont choisi d’annoncer Urne A , ils doivent avoir raison car ils ont tous du tirer une noire ». Or, si le dixième joueur pense ca, on peut imaginer que c’est le cas du 9ème, ou du 8ème, ou du 7ème etc.

2. Ce point qui, présenté comme cela, n’a l’air de rien, permet d’expliquer pourquoi certaines agences ou designers ont des clients récurrents dans certains secteurs : un acheteur de design n’y connaissant rien n’a que très peu d’infos sur les agences potentielles. Soit il connait le marché et fait son choix en connaissance de cause, soit il ne le connait pas et donc, il va regarder… les clients précédents des agences. Le raisonnement étant « s’ils bossent avec X et qu’ils continuent, c’est qu’ils en sont contents… Je suis donc rassuré et je peux y aller…»

3. On est là en pleine cascade dans la mesure où le fait d’avoir un client récurrent ne veut pas dire qu’il n’existe pas de meilleure agence à côté (ni même d’ailleurs que les acheteurs concurrents soient contents de leurs choix précédents….) C’est juste la perception qu’ont les acteurs (les acheteurs en l’occurrence) d’un marché qui les amènent à reproduire des choix menés précédemment par les autres acteurs.

4. On retrouve ici beaucoup de choses, notamment une analyse potentielle en termes de coûts de transaction : « combien de temps cela va-t-il me prendre et combien cela va-t-il me coûter avant d’être en mesure de me faire une idée personnelle de la qualité des agences auxquelles je fais face ? » A priori, il est plus simple de se baser simplement sur les choix des précédents acteurs….

Les quatre points précédents visaient à mettre en perspective la raison pour laquelle une agence ou un designer pouvait gagner successivement un nombre important de clients et donc pérenniser son statut sur un marché. On pourrait ici rajouter une remarque toute simple :

1. Les étudiants n’avaient ici le choix qu’entre trois boules. On aurait pu en mettre plus et rajouter des couleurs

2. Du coup, pour être choisi il faut évidemment faire partie de « l’urne » des acheteurs potentiels de design. Et ca, ce n’est possible que si on est visible sur un marché (simple question d’asymétrie d’infos). Alors Messieurs les designers, je vous en supplie, ce n’est pas parce que vous être (re)connus dans le milieu du design que vous êtes pour autant visibles par les acheteurs… (qui a déjà vu un responsable marketing d’une PME de 500 millions d’€ sur le stand du VIA ???)

3. PS : Pour que les choses soient claires, je ne dis pas qu’il ne faut pas passer par les instances « validatrices » du design (au contraire, elles permettent d’arriver au statut du designer star dans un premier temps) mais que cela ne suffit pas si on veut vendre ses prestations derrière au vu de la concurrence existant sur ce marché…

mercredi 13 mai 2009

Prototypage rapide...

La techno est bien connue des designers et des ingénieurs, mais pas tellement des marketeurs. Je mets donc en ligne une vidéo qui présente lesystème chez BMW et son intérêt. 
En l'occurence, les rendus 3D sont de beaux outils aidant à la vente de design, mais venir avec un beau proto est pas mal non plus... Un post à écrire un jour sur la compréhension que les marketeurs ont des rendus des designers et sur la nécessité de solliciter plus de sens que simplement la vue :):):)

jeudi 16 avril 2009

Le marché du design...

Il s'agit là d'un sujet éminemment complexe au vu... de la quasi inexistence d'informations ou plutôt de leur diversité. Je l'avais déjà souligné dans le post précédent: les données internationales ne permettent pas de comparaisons en tant que tel et il faut pousser l'analyse pour essayer d'en tirer quelque chose de valable.

Une telle analyse n'est pas l'objet du post, mais on peut quand même essayer de faire une photographie rapide:

1. L'offre de design est constituée des agences (les plus visibles) mais aussi... des cellules internes. Certaines de ces dernières (Philips, la Happy attitude de Faurecia etc.) commencent d'ailleurs à essayer de développer une offre externe. Il y a sûrement un avenir de ce côté, ne serait-ce que sur la base de leur expertise technique au sein d'un secteur. Tendance de fonds ou pas, difficile de dire, mais il y a des signaux en faveur de cette approche.

2. Du point de vue de l'économiste, qualifier le marché du design relève de la gageure: d'un côté l'on a une petite vingtaine d'agences (la plupart sont membres d'ADC) qui font quasiment 20% du CA de l'offre et de l'autre, une multitude d'acteurs qui génèrent des chiffres extrêmement faibles et qui se partagent les 80% restants (on pensera au chiffre de 4.500 agences avancé par l'APCI en 2002...)

3. Dernier point: le nombre d'entrants et de sortants sur le marché est élevé (voir la thèse de Bérangère Szostak-Tapon sur ce sujet)

En conclusion rapide, nous avons donc affaire à un marché atomisé, dont une part du revenu est capté par quelques (très) grosses agences et sur lequel il y a peu de barrières à l'entrée mais par contre de véritables barrières à la croissance....

jeudi 9 avril 2009

Comparaison internationale du design

Je mets en ligne un des rares rapports qui tente de faire une comparaison internationale des pratiques design.

On n'apprend rien sur le cas français étant donné que les données proviennent de la recherche du ministère de l'industrie de 2002, mais cela donne un insight général sur certains autres pays dont... la chine (?!)

mercredi 2 avril 2008

Inclusive design

Un excellent site anglais à consommer sans modération. Les problématiques écologiques sont en peine explosion et commencent à être pleinement appréhendées par les designers.

Ce n'est pas encore le cas de tout ce qui touche à l'exclusion dûe à un handicap. Le site suivant présente de manière très claire l'"inclusive design" et offre une palette d'outils simples et efficaces pour se sensibiliser à la question. (aller dans "links and resources" pour tester le simulateur d'exclusion, c'est assez frappant).

lundi 17 décembre 2007

Pratique du design dans les PMI

Le manque de discernement étatique en matière de design est une superbe caractéristique française alors je suis ravi de présenter une étude qui date certainement mais qui a eu le mérite de mettre au clair la pratique du design dans les PMI.

Malgré la date de publication on trouve des infos qui sont toujours d'actualité. Je ne ferais pas de comparaison avec ce que des institutions telles que le DMI ou le Design Council publient de manière récurrente car cela serait sincèrement déprimant et je me contente donc de la poster sans autre commentaire et en attendant que le dernier rapport remis au ministère par Algoe soit disponible...

A lire donc

lundi 10 décembre 2007

Design sensoriel?

Il se passe beaucoup de choses en ce moment du côté du design sensoriel avec la professionalisation de tous les signes de la marque. Je présente là un article de Laurent Aron, sémiologue dont j'apprécie énormément la démarche et qui met au clair un certain nombre de choses en ce qui concerne l'impact des premières impressions et des différences d'appréciation du goût entre personnes.

Lire l'article

vendredi 30 novembre 2007

Attractive things work better...

et cela paraîtra certainement évident à tous les designers. Il fallait cependant peut-être se poser la question de pourquoi?

Norman présente ici la relation existant pour lui entre le reflectif, le viscéral et le comportemental. C'est vite lu et cela déblaie un peu le terrain avant de présenter des études moins psychos mais dont les résultats sont tout aussi intéressants.

Lire l'article

samedi 17 novembre 2007

l'offre de design en france

Lorsque l'on parle design, il est parfois difficile de savoir ce dont il est réllement question. la profession de design n'a jamais été encadrée légalement, il n'y a pas de statut de designer et on en retrouve affiliés à la Maison des artistes, en tant qu'indépendants ou encore en SARL. Quand on se tourne vers les prestations offertes la situation est la même: entre le design packaging, global, sonore ou produit, les clients ont parfois du mal à s'y retrouver.

Le fichier suivant est un classique mais il commence à dater. Il serait peut-être temps de renouveller ce genre d'études de manière annuelle afin de pouvoir suivre une profession qui évolue bien plus rapidement qu'on ne le pense.

L'offre de design en france.

mercredi 14 novembre 2007

Comment accroitre la conscience managériale des designers

Le sujet revient de manière récurrente et de nombreuses choses ont été écrites sur le sujet. L'article que je mets en lien est cependant une des premières tentative de formalisation de la chose. Le terme modèle est certainement abusif mais la recherche a pour avantage de tenter de mettre au clair les divers cours ou formations permettant "d'infuser" chez les designers un sens managérial.

Lire l'article

jeudi 8 novembre 2007

Design strategy conference

La conférence sur le design et la stratégie n'a plus besoin d'être présentée, mais je profite du blog pour mettre en ligne certaines prises de position lors de l'évènement en 2005. On y retrouve déja nos amis de NextD, présentés plus bas mais aussi Larry Keely qui explique en quoi, selon lui, tout ce qui est dit à propos de l'innovation est faux....

Lire le rapport

mercredi 31 octobre 2007

Design thinking toujours

Brigitte Borja fait le point dans la dernière parution de Design Plus sur la pensée "Design thinking" aux US. Elle retrace l'apparition de cette notion, les raisons de l'implication du fondateur de SAP et en quoi consistent ces écoles qu'il convient maintenant d'appeller "DSchools".

Lire l'article

mercredi 17 octobre 2007

Design leadership suite...

Suite au précédent post portant sur les problématiques de leadership, je continue avec une courte présentation d'un article de Brigitte Borja portant sur le sujet.

Elle a mené un étude portant sur un certain nombre de designers et en tiré quelques grandes tendances en termes d'évolution de carrière. On y apprend notamment qu'on reste designer qu'une petit dizaine d'années avant d'évoluer dans la hierarchie et de devenir manager. Pour tous les designers souhaitant travailler en interne...

Salaires du design

Lire l'article

mardi 9 octobre 2007

Design leadership....

Les managers ont leur système de formation continue, les ingénieurs aussi, bref à peu près toutes les personnes travaillant dans le petit monde de l'entreprise peuvent bénéficier de la formation continue et de programmes visant à développer -comme le disent si gentiment les anglosaxons- leur "leadership".

Le design quand à lui est bien dénué et les initiatives sont suffisament rares pour parler de NextD, petite boîte US qui commence a vraiment bien marcher et qui propose de nombreux programmes de formation. L'idée est de permettre aux designers de valider leurs compétences et d'évoluer dans l'entreprise.

Souhaitons que d'autres se mettent au goût du jour, notamment en Europe...

vendredi 5 octobre 2007

Designer star et coopération de marque....

Quelques stars du design "trustent" à leur manière le marché de la création. Ils sont connus du grand public, travaillent avec toutes les grandes entreprises du secteur et ont clairement réussi à mettre en place un business model leur permettant de largement vivre de leur travail...

Ceci dit, la question se pose quand même de savoir pourquoi certaines entreprises telles que Puma ou Aprilia, qui disposent de designers en interne et qui ont connu un succès indéniable recourent de manière épisodique à de telles personnalités. L'article suivant propose quelques pistes de recherche:

Article Décisions Marketing

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