Les entretiens du design 1
Par Nicolas Minvielle le mercredi 28 octobre 2009, 21:29 - Les entretiens du design - Lien permanent
Finalement, le montage est grandement facilité avec I Movie...
Je lance donc les entretiens du design sur un principe simple: des échanges d'une dizaine de minutes sur un sujet précis avec un spécialiste de la question.
En l'occurence, j'ouvre le bal avec Laurent Noël, spécialiste du marché du design et avec une question qui me tient à coeur: le lien entre la valorisation sur le secteur artistique et la pratique du design industriel. J'ai commencé la mise en boîte des autres, mais la publication sera pour un peu plus tard, bouquin à finir oblige...

Commentaires
après avoir vu votre video , je me pose la question suivante : est ce le canal de distribution qui valide le statut de la pièce ou son prix ou sa qualité défini par un expert ou sa rareté ou le CV et la notoriété de l'artiste designer?
ex Kreo a reussi à vendre plus cher des pièces de bouroullec que Cappellini ne vendait pas et qui ont pourtant fait toute la presse mondiale.
ex Ragot vend les vases chez Rosenthal et le même modèle dans une autre matière en galerie ou en vente aux enchères?
etude de cas cedric Ragot
http://madame.lefigaro.fr/deco/enqu...
Alexandre Cocco de la revue du design donne des éléments de réponse complémentaires Selon moi la stratégie d'un designer est compréhensible à condition de connaître les stratégies et les résultats de ses clients car tous les produits qui sont dit industriels ne se sont pas obligatoirement et dépassent pas tous le stade du proto ou de la série limitée même en servant à des campagnes de pub (exemple Cassina, Cappelini)
http://revuedesign.wordpress.com/20...
J’ai rarement lu une interview aussi lucide de Starck
Telerama
Il est très dur de faire profession du design ?
starck
Tous les jeunes gens d’aujourd’hui veulent faire ce métier, mais combien de designers dans le monde en vivent ? En 2009, dix en vivent bien, cent correctement, et pour les autres, c’est la galère… Le milieu reste dominé par les stars du genre, même si les éditeurs aimeraient que ça bouge. En fait, on va sans doute assister à une nucléarisation des activités. Notre agence Ubik y encourage, puisque la seule société qui permette cette évolution, mydeco.com – basée en Angleterre –, nous appartient en partie. Elle permet aux gens d’entrer en contact avec de jeunes créateurs qui ont mis leurs modèles en souscription. J’essaie de faire exploser le système avec ce genre de démarche… Et, en même temps, ne rêvons pas : très peu de gens savent faire des choses qui fonctionnent. Par exemple, la chaise sur laquelle vous êtes assis – la Victoria Ghost, éditée par Kartell –, qui doit sûrement être numéro un mondial, a demandé cinq années de développement ! Ce sont des aventures de haute technologie et d’ingénierie. Il faut avoir la vision, avoir le concept, puis savoir le dessiner, savoir le développer, et là, il faut s’accrocher ! On peut dire ce qu’on veut de nous, mais on est des travailleurs !