Caspar wolf

Pour commencer ce post, un tableau de Caspar Wolf intitulé "le glacier Lauteraar". On y distingue deux personnes sur un rocher en train de contempler les montagnes. Manifestement, le cadre bucolique prend une ampleur toute particulière pour ce couple dont on devine à son ombrelle notamment qu'il est quelque peu aristocratique. A l'inverse, le guide (local?) et son animal dédaignent cette beauté saisissante, lui tournant le dos.

Le tableau me paraît parfaitement synthétiser cette ambivalence de la relation à la beauté: une forme d'habituation semble en effet venir détruire l'intérêt et la stimulation d'un lieu ou d'un objet. A l'inverse, une aristocratie urbaine ou des plaines semble stupéfaite par la rudesse des montagnes.

Le petit souci ici, c'est que ce type d'inversions peut avoir des conséquences extrêmement dommageables pour les "autochtones". Je ne vais pas revenir sur l'aristocratie suisse, mais je vais par contre mettre en ligne une conférence faite récemment où sont présentées les conséquences désastreuses en termes économiques, sociaux et écologiques que peuvent avoir la recherche d'authenticité et de solitude de certains habitants des pays du nord.

En l'occurrence, il s'agit de touristes bien de chez nous qui partent découvrir le désert en Afrique du nord. C'est un fichier pdf et il n'y a pas le speech, mais les images me paraissent suffisamment parlantes...