La strategie du design

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Mot clé - Bibliographie design

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lundi 16 novembre 2009

Les caractéristiques des entreprises de design

Un article de deux chercheurs de l'université de Chosun et présenté à l'IASDR en 2007. On y discute du fait que les agences de design n'ont pas encore su se transformer en véritables conseils...

En d'autres termes, il n'existe pas encore de réelle capacité de conseil au sein des agences, ce qui limiterait leur impact stratégique, à titre individuel mais aussi pour le client.

On y parle aussi d'argent et de rémunération. J'ai quelques doutes sur certaines des propositions (Joint Venture ?) mais cela a le mérite de débroussailler le terrain.

dimanche 11 octobre 2009

décidément, ca publie beaucoup...

Après Helvetica (très belle histoire de la Typo éponyme), Objectified est enfin disponible en pré achat sur amazon.com.

Steelcase et l'environnement de travail

Steelcase vient de publier une étude internationale sur la relation entre les cultures et le mobilier des bureaux. Ca a l'air passionnant mais je n'arrive pas à la trouver sur Amazon. Du coup je viens de leur écrire pour pleurer, on va voir s'ils sont sensibles au désespoir des français. Je publie bien sûr la réponse dès que je l'ai.

Ceci étant dit quelqu'un en sait plus, toute info est réellement bienvenue !!!!

dimanche 27 septembre 2009

Coup de gueule: La mort du marketing?

Impertinences 2009

Encore un titre accrocheur pour un sujet qui lui, est non seulement d'actualité, mais réellement sensible. Alain Cadix me donne une belle occasion de relancer la discussion au travers de sa dernière publication.

La démonstration est simple et bien menée: l'évolution des consommateurs les amènent à devenir des "jardiniers singuliers". Partant de là, les attributs normaux des produits tels que dictés par le marketing ne sont plus suffisants pour les satisfaire et on voit apparaitre de nouveaux produits "furtifs", "inachevés" ou "singuliers" qui viennent répondre à cette nouvelle équation.

Or, on s'en doute, ces objets sont dessinés par des designers, et la pratique courante du marketing n'a pas permis de voir venir ces changements et d'y répondre. Les designers, eux, n'ont pas eu ce problème, et ce grâce à la nature anthropocentrée de leur démarche qui leur permet de se tourner vers les pratiques et les usages (et ainsi de les remettre en cause).

Jusque là, et si l'on est un peu sensible à la pratique design, rien à redire, et on ne peut qu'espérer un "matin des designers".

Ceci étant dit, si mon coeur rêve de cette aube, ma raison est beaucoup plus précautionneuse, et ce pour un certain nombre de raisons:

1. Prédire la mort du marketing au vu du fait que les pratiques naissent dans le champ social et que le marketing n'est pas en mesure de prévoir ses évolutions est intéressant mais malheureusement pas réellement démontré. Au contraire, les entreprises ont prouvé depuis une vingtaine d'années une incroyable capacité à ingérer et à régurgiter les tendances. (Lire l'excellent révolte consommée sur ce sujet). J'aurais plutôt tendance à penser que si certaines propositions récentes qui ont été faites dans le milieu du design n'ont pas été développées, c'est que les débouchés se seraient révélés plutôt faibles (ce qui ne limite en rien leur valeur en tant que force de proposition, que les choses soient claires...)

2. Le point précédent me fait penser à une intervention du dirigeant de Matra à la fin des années 90 lorsqu'il disait qu'il était très précautionneux à l'égard des études de marché qu'il appelait "la machine à ne pas sortir les produits". J'ai toujours été étonné par cette remarque dans la mesure où le seul succès commercial de cette entreprise (qui était à de nombreux égards, d'une incroyable créativité) a été l'Espace, commercialisée par Renault... Je voulais ici préciser que la tendance de certains designers à "taper" sur le marketing et le soi-disant manque de perception et de compréhension attribué aux managers des entreprises peut faire plus de mal au design qu'autre chose.

3. Cette histoire de compréhension du milieu de l'entreprise m'amène à une autre remarque: elle est souvent le fait de "stars" du design dont les capacités de perception et de compréhension du monde actuel leur ont permis de développer des produits à succès. Or, il faut tout de même admettre que tout le monde n'est pas aussi génial, et qu'une proposition émanant d'un designer n'a pas forcément, ex nihilo, plus de valeur que celle résultant de la collaboration marketing-ingénieurs. C'est d'ailleurs une approche typiquement française, et on le ressent bien dans le dédain que se portent les stars du design et les agences plus "corporate". Je ne vais pas m'étendre sur la dichotomie de perception entre le design d'édition et celui des Saguez W/Cie, mais il y a là une forme de schizophrénie bien Gauloise.

4. Un exemple pour conclure là dessus: tout le monde parle d'Apple comme étant l'icône la plus représentative du potentiel d'une entreprise où le design est roi. Oui, mais aussi non. C'est oublier, que l'on ne crée réellement de la valeur que dans les pratiques transversales et collaboratives. En l'occurrence, on se souviendra que les premiers IPod avaient une molette qui tournait et qui n'était pas tactile. Il aura fallu la vision d'un CEO emblématique, un département d'ingénieurs dédié à la cause de la marque, des juristes habiles pour négocier des collaborations et des achats de droits, et finalement... des marketers (notamment opérationnels) habiles pour vendre et faire évoluer le produit vers ce que l'on connait actuellement.

En quelques mots: oui, le design doit et va faire évoluer les choses, oui, il doit prendre plus part aux phases amont de conception afin de ne pas limiter son travail à la partie aval qui le bloque dans un travail "stylistique", mais s'il vous plaît, pas de conflit avec les autres fonctions de l'entreprise...

lundi 27 juillet 2009

Une politique européenne de promotion du design?

La commission européenne se pose enfin de véritables questions sur le design et a tenté de faire un résumé de la question avant de lancer une étude dont la première phase vient de se terminer.

Je mets en ligne le document qui pose la réflexion et qui mérite plus qu'un coup d'oeil. Pour faire court, c'est un très bon résumé des diverses études qui ont été précédemment menées sur le sujet et la CE en arrive à la conclusion... que le design est utile en termes d'innovation et de différenciation. Quelques points sont pris en compte qui sont rarement considérés tels que les aides étatiques, la protection des créations ou encore l'index international de la compétitivité du design.

On retrouve évidemment Tether et la Design Ladder, ce qui est rassurant mais qui souligne aussi le fait que nous n'avons malheureusement toujours pas de réelle analyse à proposer de notre côté de la manche et que la recherche sur le design a encore un peu de mal à avancer... Par ailleurs, très bonne nouvelle dans la mesure où toute la recherche s'intègre dans le cadre d'une approche "user-centered", ce qui me réjouit réellement !!

lundi 20 juillet 2009

Emotional design

J'aime ce qu'écrit Don Norman. En fait, je trouve ses publications faciles à lire, accessibles et ... intéressantes. Ca fait déjà pas mal de choses, mais pour le coup, un éditeur vient de me demander une analyse de son ouvrage intitulé emotional design et, pour ma deuxième lecture, je suis quelque peu déçu.  
Les choses commencent bien avec son analyse portant sur les trois manières dont le design nous parlent. C'est parlant et j'ai eu le sentiment d'apprendre quelque 
chose. De ce point de vue, c'est donc tout bon. 
Par contre je me pose des questions sur la structure du bouquin: 
1. Deux parties, la deuxième étant trois fois plus longue que la première. 
2. La première partie et les deux premiers chapitres de la deuxième portant réellement sur cet "emotional design" qui est quand même le sujet du bouquin. De ce point de vue encore, pas de soucis. 
Je suis aussi dubitatif quant au reste. On a droit à un long monologue (avec quelques répétitions parfois vraiment ennuyeuses), le tout pour se poser des questions sur les émotions des robots... 
Alors, je force un peu le trait volontairement, mais ça m'a un peu gonflé, surtout qu'on se dit que la recherche sur l'IA des robots doit évoluer à une telle vitesse que ce qu'on apprend (le bouquin est de 2005) est forcément complètement à la rue en 2009. 
 
Bref, un court post pour dire qu'il faut l'acheter si on s'intéresse au design et à l'affect que génèrent les produits qui nous entourvent, mais qu'il n'est pas vraiment nécessaire d'aller beaucoup plus loin que les premières parties :(:(:(. 
D'ailleurs, pour ceux qui n'ont pas envie de lire en anglais, la vidéo qui suit résume bien son propos et sera plus rapide :):):)

jeudi 18 juin 2009

UNE COLLECTION SUR LE DESIGN ...

C'est officiel, je suis conseiller éditorial d'une collection sur le design et l'innovation lancée par De Boeck.

Un objectif simple: traiter la problématique du design en entreprise sous toutes ses coutures et les premières publications en mars 2010 :) :)

vendredi 12 juin 2009

La décoration ...

Un court article sur la décoration dans lequel je tente de souligner le fait qu'il s'agit d'une pratique qui doit absolument être considérée de manière holistique et non pas juste du point de vue de la forme (utilisation récurrente et limitative des sens visuels et à la limite du toucher mais pas réellement du reste...)

design des lieux d'accueil

samedi 6 juin 2009

Quel avenir pour le marketing ?

Ou, dit autrement: le marketing est-il mort?

 

Certainement pas, mais il va lui devenir absolument nécessaire d’évoluer très rapidement afin de renouer le lien avec les consommateurs.

Je commence le post par une petite vidéo qui a à peu près fait le tour du monde et qui dresse de manière amusante un constant quelque peu accablant.

Par contre, la réponse à la problématique est quasi-absente dans la video, ce qui m’amène à mettre en ligne un autre article écrit en collaboration avec Charles Edouard de Surville de Get Sound et dans lequel nous essayons de démontrer que, dans un univers absolument saturé de sens, si l’on veut recréer du lien, on doit commencer par ne plus essayer de se faire entendre (et donc d’en rajouter…) mais bien plutôt de créer les conditions dans lesquelles une marque peut être entendue.

En d’autres termes, être voyant ne veut pas dire être vu, loin s’en faut...

 

le design sensoriel

mercredi 6 mai 2009

Boutique Hotel et design: la norme du futur?

Boutique Hotel

Parmi les centaines de choses que je trouve profondément énervantes, il y en a une qui me paraît particulièrement désagréable: entendre certains chantres annoncer la disparition du "design" car.... on voit trop d'objets dits "design".

Encore une fois, un produit "design" n'est qu'un exemple type de ce que la multitude de pratiques design peut créer!!!!!

Partant de là, quand je vois certains chercheurs américains annoncer la fin du boutique hotel suite au fait qu'il existe trop de lieux "blancs immaculés", je suis furieux tant la remarque relève du non-sens le plus complet.

Du coup, j'ai écrit un court article pour Ehlite que je mets à disposition et qui, je l'espère règle la question (ce n'est pas l'article final, il faudra excuser les mauvaises attributions de marques, mais le coeur y est).

dimanche 26 avril 2009

Le wiki du design

Décidément, ca bouge dans le design!!!

Une nouvelle initiative dont il faut absolument parler: le lancement d'un wiki du design. Toutes les infos sur le blog du projet

Autant le dire, pour une fois on peut être vraiment fiers dans l'hexagone, c'est un superbe projet.

On notera aussi avec plaisir la diversité des profils ayant participé à ce développement!

jeudi 9 avril 2009

Comparaison internationale du design

Je mets en ligne un des rares rapports qui tente de faire une comparaison internationale des pratiques design.

On n'apprend rien sur le cas français étant donné que les données proviennent de la recherche du ministère de l'industrie de 2002, mais cela donne un insight général sur certains autres pays dont... la chine (?!)

vendredi 6 mars 2009

La saga des logos...

livre saga logo

Un drôle de livre que voilà. Pour quelqu'un qui s'intéresse aux marques, le travail mené ici par Yves Groetschel est une véritable mine d'or. Imaginez des centaines de logos classés par motifs, blasons, cartouches alimentaires etc.

Bref, des années de travail résumées dans un livre dense et intéressant qui vont permettre aux pros ou aux profs de gagner beaucoup de temps dans leurs analyses et réflexions. Le plus intéressant n'est pas la démonstration ou les explications offertes, que les personnes sensibilisées à la question connaissent, mais bien le travail de découverte et de classification mené qui lui, vaut vraiment de l'or...

Avec le CD donné avec se trouvent tous les logos présentés et là, c'est juste le bonheur....

mardi 3 mars 2009

Le designer !!

Le designer

Pendant de longues années, les praticiens du design ont laissé d'autres (dont moi...) parler à leur place de ce qu'est le design. Pour avoir discuté avec certains d'entre eux et leur en avoir demandé les raisons, j'ai eu l'impression qu'il y avait une espèce de honte à ne pas être "chercheur" et donc à ne pas avoir cette forme de légitimité permettant d'écrire et de théoriser sur sa pratique.

Autant je trouve que le design créé réellement de la valeur lorsqu'il discute avec les autres fonctions de l'entreprise et qu'il y a alors une réelle justification pour un chercheur en marketing à se poser des questions sur le lien entre design et marketing, autant je trouve que les designers devraient plus prendre la parole en ce qui concerne leur domaine. On notera qu'il s'agit d'une forme de myopie bien française, les Thackara and co ne s'imposant pas ce type de limites...

Partant de là, je suis évidemment ravi quand Eyrolles publie des ouvrages sur le sujet. L'un d'entre eux en particulier retient l'attention: "Le designer" de Jean-Jacques Urvoy tant il souligne un certain nombre de problématiques fondamentales.

Nous avons là un ouvrage intéressant à propos duquel il y a beaucoup de choses à dire:

1. le choix du titre de l'ouvrage et sa mise en page, qui incarne de manière fort à propos le contenu du livre. "Le Designer" est une belle accroche et la couverture permet de comprendre que l'approche sera holistique et se tournera vers tous les métiers du design. Petit regret ici donc lorsque, une fois la lecture commencée, on se rend compte qu'il s'agit principalement de design de communication (sous toutes ses formes il est vrai!).

2. les thèmes abordés sont nombreux et il faut ici remercier JJ Urvoy car l'exercice est loin d'être aisé: un peu de sémio, de marques, de packaging et même (surprise!!), d'architecture commerciale (il y a si peu d'ouvrages sur le sujet que même un chapitre est en lui-même une bénédiction...)

3. pour chaque partie, beaucoup d'exemples et d'entretiens. Quelques erreurs (La Brick Family par Ora Ito et non Starck comme précisé par exemple) mais dont on ne tiendra pas rigueur étant donné que le fonds est toujours bien motivé et détaillé. Par ailleurs, de nombreux tableaux énoncant les problématiques importantes liées aux différentes étapes de chacune des pratiques.

En conclusion, nous avons là un ouvrage bien fait qui a l'indéniable mérite de préciser que le design est une pratique globale et qu'il doit être traité en tant que tel. Ce qui m'anène à formuler certains regrets:

1. la forme choisie (présentation par chapitres des divers aspects du design de communication) m'a laissé sur ma faim. En d'autres termes, une mise en bouche permettant de se sensibiliser à des questions avant de passer à une autre. La remarque n'a cependant pas une immense portée dans la mesure où JJ Urvoy a déja publié d'autres ouvrages (critiques à venir) développant certains des chapitres. Il s'agissait plus d'un sentiment personnel d'insatisfaction générale quand aux publications liées au design et je rève du jour où je pourrais enfin lire un ouvrage de designer sur l'architecture commerciale, un sur le rapport sémiotique et design etc.

2. la question de la démonstration par l'image: les nombreuses photos étayant l'ouvrage m'amènent à sougliner que oui, l'image est un moyen imparable de démonstration, mais que s'il vous plaît, messieurs les designers, prenez le temps de détailler et expliquer aux béotiens exactement en quoi ceci vient souligner votre fil rouge. J'ai vu trop de créatifs faire des présentations et annoncer "le marron vient souligner l'aspect chic et statutaire du produit"! (sic). Pourquoi chic? pourquoi statutaire? comment cela souligne t'il la marque? dans quelle culture? Evidemment, peu de managers, osent poser ces questions, créditant le créatif d'être une "valeur sûre" en matière de choix esthétiques, ce qui n'est évidemment pas forcément le cas. En l'occurence, je tiens à souligner que ce n'est pas le cas du livre de JJ Urvoy qui justement détaille chacune de ses images (voir le cas notamment du Partenariat français pour l'Eau)

Voilà, deux petites remarques qui n'enlèvent évidemment rien à l'intérêt de l'ouvrage que beaucoup de managers devraient lire... On notera que JJ Urvoy lance une collection sur le design et la marque et qu'il est temps que les choses bougent enfin !!!!

lundi 29 décembre 2008

L'homme qui entend les parfums

Homme qui entend les parfums

Le titre laisse songeur, comment pourrais- t'on en effet "entendre" un parfum?

La réponse à la question est à trouver dans cet ouvrage étonnant. Rédigé comme un roman, l'auteur nous fait suivre à la trace la redécouverte de Luca Turin: nous "entendons" les odeurs dans la mesure où nous sommes sensibles à la fréquence de leur vibration (et donc leur bruit). Contrairement aux théories précédentes selon lesquelles nous disposions de récepteurs adapté à la "forme" des molécules (au même titre que dans le cas du système digestif à titre d'exemple).

La différence a l'air anodine mais elle ne l'est pas. Dans la mesure où Turin à raison, cela reviendrait à dire que nous serions en mesure de reconnaitre des dizaines de milliers d'odeurs, sans pour autant avoir des récepteurs dédiés à chacune des odeurs. Nous percevons les vibrations, recombinons ce que nous sentons, et partant de là, traitons l'information.

Bien sûr, se pose ensuite une question, qui est vraiment fascinante: même si nous sommes capables de reconnaître l'odeur, pouvons nous la verbaliser? Et là, les choses se compliquent fortement. Si Turin en est capable avec une incroyable poésie, ce n'est pas le cas de tous, au contraire. Et les passages portant sur les chercheurs des entreprises de parfumerie où l'auteur souligne cette difficulté nous laissent augurer de la complexité de la mise en place d'un design olfactif: utiliser les odeurs, oui, mais qu'en est-il de la compréhension une fois la perception assurée?

A lire absolument, un vrai régal.

lundi 22 décembre 2008

Rapport activités des designers - CDRA

Le CDRA, qui fait décidément un travail exceptionnel, a publié récemment sont dernier rapport de recherche sur l'activité des designers dans sa région.

Il faut réellement souligner l'effort mené, tant par sa durée (depuis 95...) que par sa qualité.

Un certain nombre de données à tirer de l'analyse, donc certaines sont malheureusement peu souriantes. La visibilité des agences en termes de carnet des commandes est ainsi, pour plus de la moitié d'entre eux, limitée à 1 ou 3 mois... Ce qui est honnêtement fort peu.

Lire le rapport

lundi 15 décembre 2008

Design et hôtellerie de luxe...

Couv EHLITE

Un court article publié pour la revue EHLITE de l'Ecole Hôtelière de Lausanne et portant sur les liens existant entre le design et le luxe.

La problématique était de savoir si le paradoxe d'un luxe accesible pouvait être résolu par le recours au design. Nous pensons bien sûr avec Claire que c'est le cas et nous avons tenté d'y répondre de manière simple et courte.

Lire l'article

vendredi 21 novembre 2008

La critique en design...

La critique en design

Voici un ouvrage que je n'ai découvert que très récemment et qui pourtant est vraiment bon. Il s'agit d'une (contribution) à une anthologie sous la direction de Françoise Jollant. Cela commence avec quelques entretiens très courts. Le nom de certaines des personnes interviewées n'est peut-être pas connu par tous, mais on a plaisir à voir Claire Fayolle discuter du fait que la presse design est à gauche ainsi que le rôle de certaines revues plus industrielles.

Après cette introduction assez rapide vient le recueil de textes en lui même, où l'on trouve d'ailleurs un peu de tout. L'analyse d'Alain Fideli sur les questions épistémologiques de la recherche en design est intéressante, mais le lectorat potentiel est honnêtement assez réduit.

Ceci étant dit, certains textes sont extrêmement stimulants intellectuellement et j'ai beaucoup apprécié la note de Pierre Staudenmeyer lorsque, pour répondre à la question de la raison pour laquelle la critique en design est encore inexistante, il explique que: "c'est la faute des designers eux-mêmes qui ont envie de "faire pour faire" et n'ont pas de vision, pas de culture. Quand on n'a pas de culture, c'est très difficile de soutenir des propos et des thèses". La formule est un peu rugueuse mais la remarque intéressante et la conclusion laisse songeur: "ce sont donc ces trois éléments conjugués, l'individualisme forcené, l'absence de culture, et l'absence d'enjeu social, économique qui font qu'il n'y a pas eu de théorisation".

Encore une fois, le propos pourrait être largement nuancé, notamment en ce qui concerne les enjeux (d'ailleurs un des textes porte (déja) sur le design et le développement durable) mais pour autant, la réflexion est intéressante et c'est bien là l'intérêt de l'ouvrage...

Un ouvrage dense, avec d'excellentes contributions et qui ne laissera pas le lecteur indifférent.

lundi 20 octobre 2008

Design d'objets...

12200_DESIGNER_20

Cela faisait un certain temps que je voulais publier un livre comme celui-ci et finalement, Eyrolles en sort un qui est bien meilleur que ce que j'avais imaginé. Le principe est simple: dix designer présentent leur travail sur un projet, et ce de manière extrêmement didactique. On ne sera pas étonné de trouver Patrick Jouin ou Neal Poulton mais par contre, on sera heureux de voir emmanuel Cairo (designer de la poubelle RATP) ou le travail culinaire de Stephane Bureaux.

En ce qui concerne les travaux choisis ils sont assez holistiques dans la mesure où pour une fois, ils ne se limitent pas à quelques travaux d'édition chez les éditeurs stars que nous connaissons tous et qui ont tendance à obstruer le paysage du design. J'ai ainsi particulièrement apprécié la présentation des jouets pour enfants de ferdinand Lecomte et Anne Lelong. On a quelque peu tendance à oublier que -comme ils le disent- "créer des jouets n'est pas un jeu" et que les contraintes et les enjeux économiques sont de taille dans ce marché aussi.

Finalement, on a là un petit livre très agréable qui présente des designers qui ont accepté de jouer le jeu du "voyeurisme" en nous présentant toutes les étapes de leurs réflexion, croquis et textes à l'appui. Pour tous ceux qui cherchent à en savoir plus sur la pratique réelle du design, il s'agit d'une excellentepremière approche.

Un seul regret cependant: que le ressenti des entreprises partenaires ne fasse pas partie de la démarche. Il aurait été passionnant de pouvoir confronter les travaux des designers aux attentes des clients. Dans un prochain ouvrage peut-être ?

lundi 15 septembre 2008

Vous êtes sur la liste ?

vous etes sur la liste ? Cela faisait un moment que je n'avais pas autant souri en lisant un livre de ce type. Volontairement provocateur et ayant écrit un ouvrage qui ne manquera pas de faire parler de lui, l'auteur nous livre ici une histoire drôle de la branchitude moderne.

On peut se demander pourquoi je présente un tel livre dans un blog consacré à la gestion du design, mais il répond (sans le vouloir?) à un certain nombre de questions.

A titre d'exemple, quel est le rôle des "fashion leaders" dans le buzz créé autour des créations de certaines stars? On apprendra ainsi que notre Starck national (cité dès qu'il s'agit de design ou de déco) a de nombreux fans (quelle suprise!!) mais surtout, que c'est le mélange hétéroclite de leurs professions (journalistes, photographes, graphistes etc.) qui permet de communiquer de manière "off" après le lancement de chacune de ses créations. Les processus de création de ces groupes sont largement décris et l'importance jouée par une certaine forme de snobisme enfin soulignée!!!

Une fois dépassées les pages dédiées à ce qui s'apparente fort à des règlements de compte (taillage en règle des choix éditoriaux des Inrockuptibles par exemple), il faut admettre que l'ouvrage nous offre une petite idée du rôle du microcosme branché parisien dans le succès ou au contraire la chute de certaines icônes tendances.

A lire dans sa baignoire pour rire beaucoup et apprendre un peu.

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